17/04/2026 – Y.-P. Mbangue Nkomba – Se mobiliser contre l’extractivisme : une analyse des répertoires institutionnalisés d’action collective dans les secteurs forestier et minier au Cameroun

Photo ©Mbangue Nkomba

L'intervenant : Yves-Patrick Mbangue Nkomba (University of Yaoundé II, FSJP, Cameroon)

Date : 17/04/2026

12.30-13.30 (Heure de Bruxelles)

Cette réflexion analyse les mobilisations contre l’extractivisme au Cameroun à partir de la notion de répertoire institutionnalisé d’action collective. Cette dernière s’entend comme un ensemble de pratiques contestataires et revendicatrices encadrées et compatibles avec les contraintes du régime. À partir d’une enquête dans les secteurs forestier et minier, elle montre que les organisations de la société civile développent des formes d’action situées entre contestation et coopération avec l’État. Ces mobilisations reposent sur une double perspective d’extraversion, liée au transfert de savoirs militants internationaux, et d’introversion, correspondant à leur adaptation aux logiques néo-patrimoniales locales. L’article met en évidence deux modalités principales d’action : la sensibilisation et la dénonciation, fondées notamment sur la production de données et l’usage d’outils institutionnalisés. Il conclut que ces mobilisations s’inscrivent dans des espaces négociés de tolérance politique, renouvelant ainsi l’analyse des formes d’engagement en contexte africain.Cette réflexion analyse les mobilisations contre l’extractivisme au Cameroun à partir de la notion de répertoire institutionnalisé d’action collective. Cette dernière s’entend comme un ensemble de pratiques contestataires et revendicatrices encadrées et compatibles avec les contraintes du régime. À partir d’une enquête dans les secteurs forestier et minier, elle montre que les organisations de la société civile développent des formes d’action situées entre contestation et coopération avec l’État. Ces mobilisations reposent sur une double perspective d’extraversion, liée au transfert de savoirs militants internationaux, et d’introversion, correspondant à leur adaptation aux logiques néo-patrimoniales locales. L’article met en évidence deux modalités principales d’action : la sensibilisation et la dénonciation, fondées notamment sur la production de données et l’usage d’outils institutionnalisés. Il conclut que ces mobilisations s’inscrivent dans des espaces négociés de tolérance politique, renouvelant ainsi l’analyse des formes d’engagement en contexte africain.

L'intervenant

Yves Patrick Mbangue Nkomba est politiste et Maître de conférences à l’Université de Yaoundé II (Cameroun), où il enseigne la science politique et mène des recherches à l’intersection de l’analyse de l’action publique, de la sociologie politique et des relations internationales. Titulaire d’un doctorat en science politique consacré à la gouvernance du pétrole au Cameroun, ses travaux portent plus largement sur les transformations contemporaines de l’État en Afrique, notamment à travers les instruments de l’action publique, les dynamiques extractives, les enjeux sécuritaires et les recompositions technopolitiques.

Ses recherches récentes explorent notamment l’institutionnalisation des mobilisations en contexte africain, les politiques extractives et environnementales, ainsi que les relations entre technologie, pouvoir et gouvernance. Il a publié dans plusieurs revues africaines et internationales sur les questions de gouvernance extractive, de sécurité, de politiques climatiques et de transformations démocratiques, et participe régulièrement à des colloques scientifiques internationaux, contribuant à la structuration d’un champ de recherche critique sur l’action publique en Afrique. Ses travaux actuels analysent les recompositions du politique à partir des pratiques ordinaires de l’État et des mobilisations sociales, avec une attention particulière portée aux formes hybrides d’action collective résultant de la complexité des systèmes africains dans des contextes contraints.

Lien Zoom

ID de réunion : 867 4760 9174

Code secret : 353834

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